Pourquoi faire de la préparation mentale ?

Pourquoi faire de la préparation mentale ?

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Où l'on voit que le physique ne fait pas tout

De par ma formation en STAPS, et mon goût personnel pour la pratique sportive, j’ai eu l’occasion de découvrir et exercer différentes activités physiques. Ces dernières années, j’ai découvert le triathlon que j’ai pratiqué en club de 2009 à 2013. J’ai eu l’occasion en 2014 de réaliser un ironman.

 

Le triathlon est un sport où culturellement les pratiquants s’astreignent un volume d’entrainement très conséquent, en préparation longue distance. Il n’est pas rare de voir des triathlètes dépasser les 10h d’entrainement hebdomadaires et certains arrivent à doubler ce volume… tout en travaillant.

 Pour l’essentiel, ce temps est centré sur le développement des qualités physiques : VMA, PMA, seuil, gainage, sont souvent les maitres mots du futur ironman.

 

Une autre partie de ce temps est dédiée au travail technique. Pour être plus précis, je pourrais dire du travail technique en natation. La recherche de la glisse, de l’amplitude des membres supérieurs, de l’équilibre horizontal sont parfois une longue quête.

 




Pourquoi évoquer cela dans un blog qui traite de la préparation mentale ?

 

Justement parce que je pense que c’est la grande absente de telles préparations. Beaucoup d’efforts, de sacrifices sont consentis pour être prêt le jour J, mais la préparation mentale, souvent méconnue, est laissée de côté.

Pourtant, elle peut-être fort utile ! Que ce soit sur les temps d’entrainement, de récupération ou le fameux jour de la compétition.

 

J’évoquais la VMA (vitesse maximale aérobie). Savez-vous que les personnes qui se sont entrainées à la gestion de leur discours interne ont augmenté, en moyenne, de 19% leur temps de maintien d’une vitesse égale à 80% de leur VMA. 19% ! C’est énorme ! Il faudrait combien de tours de piste pour un tel résultat ? Avec quel risque de blessure, lassitude, tensions conjugales ? ;-) N'est-il pas plus judicieux, à partir d'un certain volume d'entrainement, de se centrer aussi sur les paramètres mentaux ?

 

Combien arrivent par exemple à ces compétitions fatigués par cette préparation exigeante ou par le manque de sommeil lors des nuits précédant le fameux jour. Une maîtrise des techniques de relaxation aurait été utile. La relaxation va permettre au sportif d’optimiser sa récupération, de mieux assimiler le volume d’entrainement et d’ainsi être plus performant le jour j.

 

Combien se blessent, pendant cette préparation ? Il est parfois plus utile de travailler une exécution motrice en imagerie mentale, plutôt que de répéter perpétuellement le même geste jusqu’à l’usure (articulaire et/ou mentale). L’imagerie mentale peut d’ailleurs être une bonne alliée des sportifs blessés. Elle a l’avantage de ne pas créer de traumatisme, tout en permettant d’activer les mêmes zones cérébrales que lors d’une exécution physique.  Elle permet l’apprentissage technique.

Il en va de même concernant des paramètres comme la gestion du stress, la confiance en soi, le contrôle des pensées, le discours interne…

 

Quand on passe un volume conséquent à s’entrainer en vue d’un évènement qui nous est cher, il est intéressant d’y inclure un travail mental, qui nous permettra de bonifier l’ensemble de notre travail. C'est le choix qu'a fait Ludovic Paul.

Alors mettez-vous à la préparation mentale ! ;-) Vous serez plus efficaces sur vos temps d’entrainement, de récupération et de compétition !

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Commentaires : 1
  • #1

    Raphaël (mardi, 21 avril 2015 11:11)

    Suite à une question posée sur facebook, j'apporte une précision sur le fait de "travailler une exécution motrice en imagerie mentale".
    Il s'agit de réaliser mentalement un geste technique en se centrant principalement sur les canaux kinesthésique, visuel et auditif. Les neurosciences ont montré que l’imagerie mentale active le cerveau de la même façon qu’une exécution « réelle ». L’imagerie mentale est donc utile pour apprendre et/ou améliorer un geste technique. C’est un complément idéal de l’entrainement « classique » puisqu’elle permet de renforcer les acquis sans risque de blessure et sans ajouter de fatigue musculaire. Quand l’imagerie mentale est bien maitrisée, elle offre plein de possibilités, parfois ludiques qui renforcent la maitrise de l’exécution : changer les angles d’imagerie, faire des zooms sur des détails clés, réaliser des ralentis,…