Préparation mentale - Blessure

Blessure et Préparation Mentale

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Le courrier de l'Ouest - Laurent combet

Pourquoi Billy Kétkéophomphone pourrait-il faire de la préparation mentale ?

La blessure physique fait partie de la vie du sportif de haut niveau. Leur corps est tellement sollicité par le rythme des entrainements et des compétitions qu’il est rare de passer une saison complète sans n’avoir aucun « pépin physique ». Cela explique l’apparition dans l’environnement des sportifs des kinés, médecins, osthéos, qui interviennent à la fois de manière préventive, en partenariat avec le préparateur physique, et de manière curative.

 

Un rapide coup d’œil dans les clubs professionnels d’Angers, ville où j’habite actuellement, nous permet de faire le constat suivant : La douceur angevine est toute relative et ne semble pas concerner les sportifs.

 

source : www.angersloiretourisme.com
source : www.angersloiretourisme.com

Deux joueurs dans le 11 de départ ont une rupture des ligaments croisés  : Billy Ketkéophomphone (attaquant) et Alexandre Letellier (gardien de but). Le SCO de Stéphane Moulin est privé de ses joueurs pour de nombreux mois.

 

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Le club a été en partie échaudé par sa finale perdue l'an dernier et ses nombreux joueurs absents pour cause de blessures la saison dernière. Le nouveau projet sportif des Ducs d’Angers, club de hockey sur glace, prévoit « d’aider les joueurs à s’exprimer et limiter les blessures ».

 

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Du côté de l’Angers Basket Club, équipe de basket pro d’Angers, sur les dix joueurs professionnels de l’équipe, trois ont déjà subi des blessures depuis la reprise. Même si cela concerne des blessures de moindres importances, elles touchent une part importante de l'effectif.

 

Du côté de l'Union Féminine Angers Basket, il y a actuellement une joueuse blessée.

Le constat est le même auprès des sportifs avec lesquels je collabore ou ai collaboré. Tous font face, jeune, à des blessures plus ou moins conséquentes. Dennis Appiah est actuellement indisponible pour plusieurs semaines. Neal Maupay, a déjà eu une rupture des ligaments croisés, tout comme Camille Le Joly...

Blessure et sport de haut-niveau marchent main dans la main

La blessure fait donc partie de la vie du sportif de haut niveau. D’une certaine manière, on pourrait dire qu’elle fait partie de la règle du jeu. Selon la nature de la blessure, le sportif peut-être amené à se faire opérer, puis entamer une rééducation. Cette dernière se passe au sein du club où dans une structure spécialisée, comme par exemple le Centre Européen de Rééducation de Cap Breton, ou Clairefontaine, pour les footballeurs.

 

Souvent, la rééducation se passe très bien, à mon avis pour deux raisons :

 

- Ces sont des sportifs de (très) haut niveau, athlétisés, qui ont une capacité de récupération et de travail importantes.

 

- Ils sont (très) bien suivis, par des spécialistes et parfois à l'aide de technologies également à la pointe comme par exemple l’Alter-G. Cet appareil permet de reprendre la course à pied, en mettant une partie du corps en apesanteur, ce qui réduit les contraintes articulaires liées aux chocs et musculaires. Vous l’avez compris, on ne trouve pas ce matériel, mis au point par la NASA chez tous les kinésithérapeutes.

 

source : athlex.fr
source : athlex.fr

Quel est le problème ?

Le problème, quand il y en a un, c’est que certes le sportif revient à 100% de son potentiel athlétique… mais avec des appréhensions, des doutes qui peuvent être liés à son niveau ou à celui de sa concurrence.

 

- "Vais-je retrouver ma place ? Mon niveau de jeu ?"

 

Ses doutes peuvent aussi être en lien avec le risque de « re-blessure » (j’aime bien inventer des mots !)

 

- "Est-ce que mon genou va tenir ? Est-ce que je vais me blesser ailleurs..."

 

Si vous venez régulièrement sur ce blog, vous savez que je reste très sensible, dans ma pratique de préparateur mental à 2 éléments « mathématiques ».

 

D’abord une soustraction, qui nous vient de Timothy Gallwey :

 

Performance = Potentiel - Interférences

Après la blessure, le sportif a de nouveau augmenté son potentiel, en retrouvant ses qualités physiques, mais il a également fait augmenter ses interférences. Il peut être plus hésitant dans ses choix, penser d’abord à se préserver d’une nouvelle blessure plutôt que d’apporter son maximum à l’équipe. Ces retenues sont normales, humaines. Et il est normal que cela influence son niveau de jeu, car :

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 Voila le second élément mathématique que j’intègre très souvent dans mes coachings. Nos actions découlent de nos pensées et émotions… et inversement. Il y a donc un intérêt à agir dessus, à les travailler.

 

Blessure : Utilité de la préparation mentale ?

Je vais maintenant vous présenter une recherche scientifique.

Cupal et Brewer (2001) ont montré que le niveau d’anxiété lié au risque de re-blessure, diminuait chez les athlètes qui avaient pratiqué la relaxation et l’imagerie mentale pendant la période de réathlétisation.

 

Cette étude comprenait 3 groupes de 10 individus chacun :

 

- Le groupe expérimental,

- Un groupe placébo,

- Un groupe contrôle,

 

En 24 semaines, le groupe expérimental a bénéficié de 2 séances de relaxation et 8 séances d’imagerie mentale. Les premières avaient pour objectif d’apprendre aux sportifs à bien respirer et à se détendre afin de réduire leur niveau d’anxiété et gérer leur douleur. Les secondes étaient orientées sur des imageries de confiance, de force, lors de leur retour à la compétition.

 

Les résultats ont révélé une diminution significative du risque de re-blessure au sein du groupe expérimental.

 

Pour compléter cette étude, je me permets de relater ici une expérience que j’ai eue il y a quelques années. J’ai été contacté par un préparateur physique qui voulait que je travaille avec un footballeur de Ligue 2. Ce dernier l’avait contacté car il se sentait en difficulté pour réaliser les tests que lui demandait le staff du club. Il souhaitait donc recourir aux services d’un préparateur physique extérieur, pour s’y préparer au mieux. Sauf qu’à ce moment de sa réathlétisation, le « problème » relevait plus d’une anxiété que d’une incapacité physique à réaliser les tests. Pour le dire autrement, l’obstacle à la réalisation de l’exercice était en lien direct avec l’interprétation qu’il s’en faisait et non avec ses aptitudes physiques du moment.

 

Nous avons donc travaillé en nous inspirant des travaux et conclusions de Cupal et Brewer. Le joueur a bénéficié de 2 séances de relaxation encadrées, qu’il pratiquait ensuite en autonomie avec un enregistrement sonore, suivies de plusieurs séances d’imagerie mentale. Je me permets de rappeler que derrière ce terme, trompeur, l’individu est amené à vivre cette expérience en sollicitant sa vision interne mais également ses sensations kinesthésiques et auditives. Il s’agit des 3 sens les plus fréquemment utilisés en imagerie mentale, que l’on nomme aussi imagerie motrice ou visualisation.

 

Alors qu’il n’arrivait pas à faire 20 sauts à la corde à sauter à cloche pied, sur sa jambe opérée, il se voyait, en imagerie mentale, réaliser l’intégralité des exercices demandés. Il visualisait le rythme de ses sauts, entendait ses pas au sol, le passage de la corde, voyait sa satisfaction à la fin de l’exercice. Il était à ce moment-là sur une imagerie dissociée, c'est-à-dire qu’il se voyait entièrement, comme s’il était spectateur. Puis de manière associée, il devenait acteur. Il sentait la corde dans ses mains, sentait ses réceptions au sol et ses impulsions, sentait la « solidité » musculaire, articulaire… Bref, il était plein de confiance et de réussite, ce qui l'a amené à modifier son discours interne.

 

Enfin, nous avons procédé à une séance de préparation mentale intégrée au sein d’une séance de préparation physique. Chaque exercice était décrit par le préparateur physique, travaillé en imagerie mentale guidée, en reprenant les étapes de la dissociation puis de l’association, puis réalisé « réellement » par le joueur, avec une réussite totale.

 

Quand t'es blessé, fais de la préparation mentale !

A travers cet article, j’espère vous avoir montré l’intérêt de faire de la préparation mentale à la suite d’une blessure. Nous savons que le retour à la compétition peut générer du stress. Il est utile de s'y préparer. Voila pourquoi Billy Kétkéophomphone, et beaucoup d'autres, pourraient (devraient) faire de la préparation mentale ! ;-)

 

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