Blog Outils Préparation Mentale

L'imagerie mentale

Intérêts de l'imagerie mentale

Découvrez les principales utilités de l'imagerie mentale

Lire la suite

Les 5 étapes pour avoir un déclencheur émotionnel

Les 5 étapes pour créer votre déclencheur émotionnel

Vous connaissez les émotions ?

Lire la suite

Améliorer son endurance avec la préparation mentale

Améliorer son endurance avec la préparation mentale

J’ai eu l’occasion de faire une intervention au comité régional de cyclisme des Pays de la Loire afin de présenter la préparation mentale à ses meilleurs jeunes et leurs encadrants.

 

 

Pour évoquer régulièrement cette discipline, je sais à quel point la préparation mentale est méconnue.

Conscient qu'à haut niveau, tout se joue sur des détails, les commentateurs, les athlètes ou les entraineurs convoquent souvent la préparation mentale pour expliquer une défaite. Pourtant, peu savent le travailler spécifiquement et mettre en place une véritable planification de travail en préparation mentale.

 

J’avais donc envie, dans l’intérêt de tous, d’être concret quant aux effets que l’on peut attendre d’une bonne préparation mentale. En gros, répondre à la question : Pourquoi faire de la préparation mentale ?

 

Lire la suite

méthode 365

La méthode 365... quel joli nom ! :)

méthode 365, coherence cardiaque, respiration, relaxation, stress, mental, raphael homat

La méthode 365 c'est quoi ?

Lire la suite

Les bienfaits de la relaxation

relaxation, stress, bac, baccalauréat, mental, preparation mentale, raphael homat

Vivre à 200 à l'heure !

Vous reconnaissez-vous dans l'un des profils suivants ?

 

 1 / Vous avez un rythme effréné. Vous jonglez entre les différentes échéances de vos journées sans avoir une seconde à vous.

 

 2 / Vous êtes à l'approche d'une échéance importante : le baccalauréat, un examen, un concours, une compétition sportive... et vous vous reconnaissez dans ce dessin :

Lire la suite

La confiance en soi : La méthode de Mapou YANGA-MBIWA

L'importance de la confiance

Le sport est exigeant. Il nécessite une remise en question régulière, une volonté de se sublimer et de dépasser ses limites de la veille.

 

Cela se vérifie au niveau physique, technique et tactique, bien entendu, mais également au niveau mental. Votre « tête » dirige votre corps. C’est votre perception de la situation et de vos ressources qui vous fait aborder l’évènement avec plus ou moins de confiance. Et la confiance est déterminante pour vivre la compétition en mode artiste (retrouvez mon article sur le maitre et l’artiste.) En 2 mots, c’est le mode « Artiste » qui rend le corps intelligent, fluide, pertinent.

Lire la suite

Fixation d'objectifs : Plutôt Ladji Doucouré ou Camille Lacourt ?

Se centrer sur les processus ou sur la performance ?

Il m’arrive régulièrement de revenir sur l’importance d’une fixation d’objectifs adaptée.

 

Lorsqu’elle est cohérente, la fixation d’objectifs permet de focaliser son attention sur les éléments clés, de rester motivé en incitant à l’effort, de favoriser les apprentissages…

 

Quand je commence à travailler avec un sportif, immergé constamment dans un environnement compétitif, je constate que ses objectifs s’en ressentent. En effet, il est fréquent de constater une fixation d’objectifs, uniquement orientée vers le résultat.

 

Exemples : « Je veux me qualifier pour les prochains championnats de… », « Je veux être dans les 3 premiers de ma catégorie… », « Je veux monter de division avec mon équipe… »

 

Encore une fois, ce type d’objectifs sont utiles mais ne doivent pas être exclusifs car on n’en maitrise pas l’issue. Vouloir être dans les 3 premiers d’une compétition alors que l’on pense qu’au moins 5 autres personnes ont un niveau équivalent ou supérieur au nôtre peut-être motivant mais aussi  anxiogène.

 

Le sportif, en se centrant sur son travail, sa performance, se donnera tout autant de chance de réussir, sans se centrer sur le niveau de ses adversaires.

 

L’Équipe du dimanche 22/11, évoque dans deux articles les objectifs de deux champions du monde français.


" L'objectif c'est de m'entrainer, on verra après pour les Jeux".

Lire la suite

Le Fabuleux pouvoir de l'imagination

Imaginez votre vie

Je ne peux m’empêcher de lire le journal L’Équipe avec l’œil du préparateur mental. Je suis en effet plus attentif dès lors qu’il est question de gestions des émotions, de la concentration, du stress… des habiletés mentales en général.


Aussi dans l’édition du lundi 9 novembre, j’ai été marqué par deux commentaires de footballeurs professionnels.

Pour commencer, les propos d’Alexandre Lacazette au lendemain de son triplé lors du dernier derby à Gerland contre Saint-Etienne :

Lire la suite

En vacances pensez VAKOG !

préparation mentale, VAKOG, pleine conscience, méditation, relaxation, raphael homat

Le début du mois d’août coïncide  souvent avec  vos premiers jours de vacances, moment privilégié qui est l’occasion de ralentir le rythme effréné que vous avez au travail.

Le VAKOG ? Enchanté !

Lire la suite

Défocalisez votre attention

Auto, hypnose, préparation, mentale, raphael, homat, attention, concentration,

Vous voulez aller loin ? Maitrisez votre esprit !

Il y a quelques jours, l’émission de France Inter « La tête au carré » était consacrée à la douleur chez le sportif. Si vous avez une petite heure devant vous et que le sujet vous intéresse, je vous conseille grandement de l’écouter.Vous trouverez également une websérie réalisée par l'INSEP sur le rapport à la douleur : Petites discussions avec la douleur.

 

Lire la suite

Contrôler ses pensées pour être plus performant

controler ses pensées, victoire, préparation mentale, switch, reset, tsonga


Il est toujours intéressant d’écouter ceux qui réussissent dans leur domaine, quand ils nous livrent quelques clés de leur succès.

Juste à la fin du quart de finale qui opposait Jo-Wilfried Tsonga au n°5 mondial, Kei Nishikori, j’ai écouté le français livrer ses impressions à chaud :

« Vous savez dans le tennis moderne, on joue tous bien. Celui qui gagne le match c’est celui qui arrive à faire reset. Celui qui arrive à ne pas penser au score, à l’enjeu, au point qui vient de se passer ». Tsonga

Lire la suite

Élargir son staff pour la réussite du sportif

Un article publié hier dans l’Équipe nous apprend que Yannick Noah collabore avec Emmanuel Planque (entraineur de tennis) pour faire progresser Lucas Pouille, 91ème au classement ATP.


Cette collaboration a été initiée par l’entraineur lui-même.

 

C’est une très belle preuve d’humilité et de confiance :

  • De l’humilité car nous ne pouvons pas être compétent pour aborder, seul, tous les éléments de la performance (techniques, physiques, tactiques, mentaux).
  • De la confiance, car là où certains pourraient craindre de perdre de leur influence ou leur emploi en proposant à leur joueur de travailler avec Yannick Noah, Emmanuel Planque n'y voit que des avantages : « On va vraiment se donner les chances de réussir ! » Lorsque le journaliste insiste en lui demandant s’il ne craint pas que Noah lui fasse de l’ombre, il répond : « Il ne peut pas me faire de l’ombre parce que je ne suis pas au soleil. C’est Lucas qui est au soleil, pas moi. Moi, je suis en charge de Lucas. Mon travail, c’est de tout faire pour lui apporter ce qu’il y a de mieux… Je n’ai pas le savoir universel. Je n’ai pas le droit, pour des raisons d’ego, de priver Lucas de certaines choses ».

" On est dans la dimension mentale, dans la gagne, dans l'expression des émotions".

Lire la suite

Pourquoi faire de la préparation mentale ?

Pourquoi faire de la préparation mentale ?

preparation, mentale, triathlon, ironman, entrainement, performance, raphael, homat

Où l'on voit que le physique ne fait pas tout

De par ma formation en STAPS, et mon goût personnel pour la pratique sportive, j’ai eu l’occasion de découvrir et exercer différentes activités physiques. Ces dernières années, j’ai découvert le triathlon que j’ai pratiqué en club de 2009 à 2013. J’ai eu l’occasion en 2014 de réaliser un ironman.

 

Le triathlon est un sport où culturellement les pratiquants s’astreignent un volume d’entrainement très conséquent, en préparation longue distance. Il n’est pas rare de voir des triathlètes dépasser les 10h d’entrainement hebdomadaires et certains arrivent à doubler ce volume… tout en travaillant.

 Pour l’essentiel, ce temps est centré sur le développement des qualités physiques : VMA, PMA, seuil, gainage, sont souvent les maitres mots du futur ironman.

 

Une autre partie de ce temps est dédiée au travail technique. Pour être plus précis, je pourrais dire du travail technique en natation. La recherche de la glisse, de l’amplitude des membres supérieurs, de l’équilibre horizontal sont parfois une longue quête.

 


Lire la suite

Le Maitre et l'Artiste

Maitre, artiste, wilkinson, préparation, mentale, rugby, football, buteur, raphaël, Homat

Où l'on voit qu'il y a un temps pour tout

C’est un  axe sur lequel je travaille régulièrement avec les sportifs, c’est un peu le docteur Jekyll et mister Hyde de la performance.

 

Mais avant d’aller plus loin, laissez-moi vous présenter ces 2 personnages qui peuvent, faire et défaire les performances et voyons de quelle façon ils agissent sur le corps.

Lire la suite

Double ou triple projet ?

double projet, double, projet, triple, projet, triple projet, SHN, sportif de haut niveau, sportif, préparation mentale

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier !

Les sportifs ou entrepreneurs qui font appel à un préparateur mental sont très consciencieux.

Ils veulent réussir et sont prêts à "tout" pour atteindre leurs objectifs. Leur motivation est très grande, mais ils se rendent compte qu'ils peuvent encore faire mieux, ce qui justifie un travail en préparation mentale.

 

Il peut arriver de penser que c'est en faisant le maximum de sacrifices que l'on aura le meilleur résultat. Certains sportifs vont refuser de voir leurs amis, de tomber amoureux, ou tout excès alimentaire pendant de longues périodes. Des entrepreneurs vont se jeter corps et âme dans leur job, faire en 3 jours l'équivalent d'une semaine de travail et ainsi, mettre de côté leur famille, leur passion, pendant un temps.

Ces personnes, entrepreneurs ou sportif de haut niveau, sont à fond dans leur projet, leur unique projet. Tout leur temps, énergie, attention sont focalisés sur ce projet.

 

Dans le même temps, d'autres sont parfois contraints d'avoir un double projet : certains sont à la fois étudiant et sportif de haut niveau, par exemple. Dans cette situation, il arrive que l'on jalouse ceux qui peuvent se consacrer à temps plein sur un seul projet. On peut se croire désavantagé, alors que ce n'est pas une certitude.

performance, motivation, performance optimale, préparation mentale, raphael homat, préparateur mental, angers
Une trop grande motivation sur un projet est contre productive

 

La littérature, les recherches et mon expérience de préparateur mental montrent que le double, voire le triple projet est pourtant salutaire. Certes, il n'est pas possible de donner la même importance à ses 2 ou 3 projets (scolaire, sportif, personnel), mais cela donne un équilibre, une soupape de sécurité. L'individu peut passer de l'un à l'autre. C'est à la fois une chance et une force.

 

Que devient l'individu quand la seule chose qui compte est le développement de son entreprise, dans une période difficile? Que devient-on quand la seule chose qui compte est notre réussite à telle compétition et que l'on échoue ou se blesse ?


Comme le montre le schéma, une trop grande motivation provoque une baisse de la performance. Le mieux est l'ennemi du bien.

 

Il est parfois difficile de mener 2 projets de front, mais c'est aussi très souvent excitant. De plus, quand un des projets est en stand-by ou que l'on se trouve en échec, on peut en profiter pour se consacrer un peu plus à sa deuxième sphère.

Lire la suite

Ouvrir son esprit

Voila le titre et le sous-titre de l'article consacré à Louis Picamoles paru en début de semaine dans le quotidien l’Équipe. Je souhaite aborder aujourd'hui l'importance du changement décidé.

Pour cela, je vais, entre autres, évoquer cet article de Maxime Raulin, où l'on apprend que pendant sa période de convalescence, l'international français de 28 ans a, pour la première fois, travaillé avec un préparateur mental.

 

Bien que l’apriori n'était pas des plus positifs, l'expérience, elle l'a été !

 

Lire la suite

Se doper pour de faux...

Se doper pour de faux...

raphael, homat, dopage, blog, preparation, mentale, stress, performance, croyance, placébo

Où l'on voit que l'important c'est d'y croire !

Une étude publiée il y a peu, conforte l'impact des croyances sur la performance.

 

Jason Gill, de l'université de Glasgow, a mené la recherche suivante auprès d'un groupe de 15 coureurs de clubs âgés de 20 à 35 ans et dont le temps moyen sur 10000M est de 39min.

 

L'expérience a duré sur 7 jours. Le premier et le dernier jour, les athlètes devaient réaliser un 3000M, le plus rapidement possible. Durant cette semaine, les coureurs pensaient s'administrer de l'OxyRBX, dont les effets sont similaires à l'EPO. Il s'agissait en fait d'une simple dose saline.

 

 Le dernier jour de l'étude, lors de leur 3000M, les athlètes ont amélioré leur temps de 9.7s en moyenne. Cela représente un gain 1.2% par rapport à leur performance réalisée une semaine plus tôt, ce qui est significatif pour des personnes entrainées.

 

Les athlètes disent qu'ils se sont sentis pendant cette semaine :

  • Plus forts,
  • Plus motivés,
  • Avec une meilleure récupération,
  • Les séances étaient moins dures

 

Sans envisager de laisser penser à un sportif qu'il serait dopé, ce qui serait éthiquement discutable, il est intéressant de sensibiliser les entraineurs et les sportifs sur l'importance des croyances qu'ils ont lorsqu'ils se lancent dans une compétition. Ces croyances influenceront la performance de l'individu, de l'équipe et donc aussi le résultat.

 

D'autres études plus anciennes vont dans ce sens. En musculation par exemple des sportifs  pensaient devoir soulever leur charge max moins quelques kilos pendant que d'autres devaient soulever leur charge max légèrement alourdies.

 

Il faut préciser que les charges étaient cachées. Les sportifs ne pouvaient pas compter le nombre de kilos qu'ils devaient soulever, ou tenter de soulever...

 

Lire la suite

La bête noire

bete, noire, préparation, mentale, raphael, homat, angers, prépration, mental, stress, performance, émotions
© Andrew Blue - Fotolia.com

Quelle influence sur la performance ? Quelle piste de travail en préparation mentale ?

Je vous propose aujourd'hui un article sur le thème de la bête noire. Si vous avez un peu de temps devant vous et que vous voulez comprendre comment se nourrit votre bête noire, lisez cet article.

 

Je mets volontairement plusieurs références qui peuvent vous permettre d'approfondir le sujet.


La « bête noire », expression française répandue, se dit de quelque chose ou de quelqu’un qui nous pose de grandes difficultés, ne nous met pas en réussite, nous porte malchance.


Dans le domaine sportif, celui qui nous intéresse ici, on évoque cette expression lorsque l’on parle d’un adversaire qui nous a mis régulièrement en difficulté par le passé, contre lequel on a perdu. Précisons que la bête noire n’est pas toujours un individu mais peut-être une équipe. Ainsi, alors que Djokovic est souvent présenté comme étant la bête noire de Nadal, à titre individuel donc, cette notion se retrouve par exemple entre les all black et le quinze tricolore, le second étant vu comme la bête noire des premiers. Stipulons également que la bête noire peut-être dépersonnalisée et donc liée à un contexte particulier, vu comme préjudiciable. Un sportif pourra dire : « Je ne suis jamais performant le matin de bonne heure. » Un autre affirmera : « Le couloir 5 ne me réussi pas, je vais rater ma course. »,
Nous comprenons là que cette expression s’appuie sur des expériences passées pour catégoriser, définir, un individu, une équipe voire un contexte.


Quel est le problème ?


Pourquoi nous semble-t-il nécessaire de nous soucier de la bête noire du sportif ? Dans quelle mesure cette représentation qu’un individu se fait d’une personne, d’une équipe ou d’un contexte influence-t-il sa performance ?


Le principe de « bête noire » en sport nous renvoie très souvent aux notions de prédiction créatrice ou d’autoréalisation des prophéties. Selon Merton, « La prédiction créatrice débute par une définition fausse de la situation, provoquant un comportement nouveau qui rend vraie la conception, fausse à l’origine»(1). Il s’est lui-même appuyé sur le théorème de William Thomas, l’un des fondateurs de l’école de Chicago qui disait : « Quand les hommes considèrent certaines situations comme réelles, elles sont réelles dans leurs conséquences. »


Dans son ouvrage Frankenstein pédagogue, Philippe Meirieu évoque lui la notion d’effet Pygmalion, du nom de ce sculpteur de la mythologie grecque, qui, tombé amoureux de sa statue la métamorphosa en femme de chaire et d’os. Comme Thomas et Merton avant lui, le pédagogue explique que la réalité se conforme à la vision qu’on en a, qu’on s’en fait, tant celle-ci résulte d’une construction individuelle.


« Si l’on annonce à des enseignants que tels et tels élèves ont de grandes capacités intellectuelles, il y a toutes les chances pour qu’ils obtiennent d’eux d’excellents résultats. (…) Ces enseignants vont s’adresser à ces élèves d’une manière différente, avec une attitude particulièrement bienveillante susceptible de les mettre en confiance, en soutenant leurs efforts et en mettant leurs difficultés ou leurs échecs sur le compte d’une faiblesse passagère facilement rattrapable »(2).


Dans cet exemple nous voyons que les enseignants mettent tout en œuvre pour faire coïncider la perception qu’ils ont des élèves avec la réalité. Cela les amène à minimiser les comportements qui pourraient contredire leur conviction, d’où la prédiction créatrice puisque l’individu crée la réalité. La réalité se conforme, peu à peu, à l’idée qu’on s’en fait.

Nous voyons bien là qu’il puisse s’agir d’un enjeu important pour le sportif. D’après les théories brièvement présentées, nous comprenons qu’il y a une forte probabilité pour que le joueur qui a défini tel adversaire ou contexte comme étant sa bête noire mette en place de façon inconsciente des stratégies et des comportements qui viennent confirmer et donc renforcer cette représentation.

 

Notons que le propos serait le même pour l'élève ou l'étudiant qui perçoit telle ou telle matière comme étant sa bête noire. La problématique est la même, également, dans le monde de l'entreprise. Nous le verrons dans un futur article.

 

Pour le dire autrement, nous pourrions penser qu’une telle représentation ne permette pas au sportif de mettre toutes les chances de son côté pour performer, se disant : « De toute façon je n’y peux rien, c’est ma bête noire. » Avec ce type de perception, l'individu se voit d’une certaine façon perdant avant même le début de l’épreuve. Dans Nos paysages intérieurs (3), Sylvie Tenenbaum explique comment cette subjectivité de la représentation d’une situation conditionne nos comportements.


Quels éléments de réponse la préparation mentale peut proposer ?


Il semble important, dans un but de performance, d’aider le sportif à prendre conscience de l’influence de ses représentations sur son approche de la compétition et ses prestations motrices. Comme un cauchemar, la « bête noire » est une création de l’esprit, sauf que cette dernière naît et se développe sur des temps d’éveil et influence directement certains comportements. Pierre Frola, multiple recordman du monde en apnée « no limit » dit : « Dès que j’entrais dans un milieu sombre et obscur, j’avais cette crainte de rencontrer un danger. Un monstre qui n’existait, en fait, que dans mon imagination. (…) Au lieu d’être centré sur moi, j’étais distrait par les éléments.(4) »
Cette prise de conscience, associée à un travail en préparation mentale annonce l’agonie de la « bête noire ».


En effet, grâce à un travail d’identification et d’explicitation des croyances, des pensées négatives, de reformulation du discours interne, de travail sur l’arrêt de la pensée et le switch, le sportif peut enclencher une restructuration cognitive et modifier ainsi son appréhension de la situation vécue précédemment comme étant une « bête noire ».

 

Développer une imagerie mentale de confiance peut également être un outil pertinent, comme l’a fait Thierry Lincou joueur de squash : « Je me représentais au centre d’un cercle de tous les meilleurs mondiaux du top 10. (…) Je leur serrais la main et je leur disais : « Maintenant c’est mon tour, c’est moi le plus fort, c’est moi qui vais être le Numéro Un mondial. (5) » Ce travail entrepris lui a permis de modifier la représentation de ses adversaires et d’aborder ces matchs avec un état d’esprit différent. Ils n’étaient plus sa « bête noire ».

 

Comme le disait Paul Eluard : « Je vois le monde tel que je suis avant de le voir tel qu’il est. »


A travers cet article, nous voyons succinctement dans quelle mesure les représentations et donc les bêtes noires peuvent influencer les comportements d’un individu. Le préparateur mental peut aider le sportif à modifier sa perception d’un adversaire ou d’un contexte afin qu’il puisse exprimer son potentiel de manière optimale.

 

Cessez de nourrir votre bête noire au risque de la rendre de plus en plus vorace !

 

Mort à la bête noire !!!

 

 

1 MERTON, R.K. (1953 [1949]). Eléments de méthode sociologique, Paris: Plon, p.173.
2 MEIRIEU, P. (1996). Frankenstein pédagogue, Paris :ESF éditeur, p.23.
3 TENENBAUM, S. (2000). Nos paysages intérieurs, Paris, InterEditions.
4 BEN-ISMAEL, K. (2012). L’Equipe Mag n°1548, 17 mars 2012, p. 54.
5 RIPOLL, H., (2008). Le mental des champions, Paris, Payot, p. 109.

Lire la suite

La fixation d'objectifs

Fixation d'objectif, préparation mentale, raphael homat, angers, performance sport

Pourquoi commencer ce blog par un article sur la fixation d'objectifs ?

 

En effet, il est facile de se fixer des objectifs peuvent se dire certains. Dans le monde du sport compétitif, l'objectif est de gagner, penseront d'autres personnes et je ne leur donnerai pas tort.

Voyons ici les différentes façons de se fixer des objectifs et leur conséquence sur notre pratique.

 

L'objectif que je me suis fixé à travers cet article est d'être le plus clair possible (objectif de performance) afin de vous montrer l'importance d'une bonne fixation d'objectifs (objectif de résultat). L'influence qu'elle peut avoir sur vos comportements et votre perception de la situation.

Pour se faire, j'ai revu ma pratique de préparateur mental, repris certaines notes et références en la matière (objectif de processus, déjà atteint).

 

Assez rapidement, lors d'une première rencontre en préparation mentale, se pose la question des objectifs. Cela peut-être les objectifs de la saison, des deux ou trois prochaines années, voire de la carrière de l'individu.

 La plupart du temps, les réponses formulées tournent autour des notions d': être sélectionné pour les championnats de..., être dans les trois meilleures équipes pour jouer dans la division supérieure l'an prochain, joueur plus de matchs et marquer plus de buts que l'autre attaquant de mon équipe,... Ces objectifs sont importants et utiles, cependant, ils ne doivent pas être exclusifs. Je m'explique.

 

En préparation mentale, l'un des éléments sur lequel je me permets d'insister est de se fixer sur les éléments que l'on maitrise. Il est important d'agir sur ce que l'on peut directement influencer.

 

Se fixer comme unique objectif, la victoire au prochain match ou la sélection au prochain championnat peut devenir un élément stressant car non maitrisable. La victoire ne dépend pas que de mon niveau de performance mais également de celui de mon adversaire. L'objectif ne dépend donc pas que de moi. De plus, si c'est l'unique objectif fixé et qu'il n'est pas atteint, on a tout raté.

 

Dans le cas fréquent d'objectifs orientés uniquement vers un résultat, le préparateur mental veille à proposer d'autres approches de la situation. A la place de vouloir uniquement se qualifier aux prochains championnats d'athlétisme (ce qui, certes, dépend du niveau de performance de l'individu, mais également de celui de tous ses adversaires), le sportif peut se donner comme objectif de faire tous ses 100M en dessous des 11 secondes. Dans cet exemple, le sportif se fixe à présent un objectif qui ne dépend que de lui. Il ne dépend pas des autres dans la planification et l'obtention de cet objectif. A lui par contre de se donner les moyens d'atteindre cet objectif de performance.

 

Il sait vers quel niveau de performance il veut aller, il lui reste à fixer de quelle façon il s'y prend pour y arriver.

 

Nous arrivons à présent sur le niveau d'objectif le plus maitrisable : l'objectif de processus.

 

Notre sportif s'est fixé son objectif de performance. Il va maintenant jalonner le chemin qu'il lui faut parcourir pour atteindre cet objectif.

Quelle planification des entrainements pour y arriver ? Quelle attention, concentration portée sur les éléments techniques à l'entrainement ?

Un entrainement hebdomadaire après avoir mangé dans un fast food sera-t-il suffisant ? (question ironique, vous l'avez compris). Quelle place donnée au renforcement musculaire, à la récupération ?

Dans cette étape, le sportif met en place les éléments qui vont lui permettre de prétendre à l'atteinte de son niveau de performance. C'est grâce aux objectifs de processus que l'individu voit quotidiennement s'il est en mouvement vers l'objectif de performance qu'il s'est fixé. C'est à cette condition qu'il se donne une véritable chance d'atteindre son objectif de performance et donc de résultat... mais ça c'est une autre histoire ! Centrons-nous d'abord sur ce que nous maitrisons.

Lire la suite